Pallas, tome 2, Marine Carteron
Athéna a échoué. Sa tentative pour récupérer le Palladion et retrouver enfin Pallas s’est terminée dans un bain de sang. Troie, quant à elle, a été saccagée par Héraclès et son armée. Mais la déesse, loin d’être découragée, a tiré de précieuses leçon…
Athéna a échoué. Sa tentative pour récupérer le Palladion et retrouver enfin Pallas s’est terminée dans un bain de sang. Troie, quant à elle, a été saccagée par Héraclès et son armée. Mais la déesse, loin d’être découragée, a tiré de précieuses leçons de cet échec. Aidé par le Titan Prométhée, elle conçoit un nouveau plan. Un plan d’une envergure glaçante qui entrera à jamais dans l’histoire des hommes et des Dieux.
Machinations, manipulations, traîtrises et meurtres, ce second tome de Pallas pourrait totalement être qualifié de Game of Thrones mythologique et donner des leçons aux plus grands romans d’espionnage. Athéna n’est pas la déesse de la stratégie pour rien !
Le premier tome avait été une très bonne lecture. Ce second tome est en revanche un véritable coup de cœur.
Qu'est-ce qui a changé ? Honnêtement, je n'en sais rien. Est-ce parce que je me suis habituée au rythme donné par l'autrice ? Est-ce la plume qui s'est fait un petit chemin doucement vers mon petit cœur de lectrice ? Sont-ce les personnages qui se sont révélés ? Les enjeux qui sont montés en puissance ? Un peu de tout cela à la fois, je pense.
Il faut avouer que l'autrice commence fort avec l'introduction du personnage de Prométhée, qui entre dans la danse. J'ai toujours eu un faible pour ce titan de la mythologie, admirant son courage et son intelligence, qu'il met au service des humains pour défier les divinités (et Zeus en particulier). Vous imaginez donc ma joie de le retrouver dans cette vengeance que fomente Athéna pour se venger de son cruel père.
Partout présente et partout invisible, tu murmures à l'oreille des rois, tu agites le sommeil des reines, tu aiguillonnes les dieux et les déesses.
Hormis Prométhée, nous avons également de nouveaux personnages qui sont introduits. Parmi eux, la petite (puis plus si petite) Œnone, nymphe des montagnes qui sauve la vie de Pâris et finit par s'éprendre de lui. Je me suis beaucoup attachée à ce personnage, plein de liberté, mais qui subit la cruauté des divinités et des hommes sans raison. Cassandre fait sa grande entrée dans l'histoire et il me tarde de continuer à la suivre, malgré son destin tragique qui s'annonce. J'ai eu l'agréable surprise de recroiser d'anciens personnages que j'avais beaucoup aimé dans le précédent tome, notamment Hésione (ce qui m'a permis d'apprendre qu'Ajax, le fameux héros de la guerre de Troie, était son fils !). Les personnages féminins sont encore une fois à l'honneur, avec des points de vue qui englobent tous les tenants et aboutissants de cette guerre qui couve.
Alors, à la place, elle rit.
Un rire douloureux.
Celui d'une immortelle qui sait quel prix payent les humains qui veulent graver leur nom dans la trame du temps.
Le rire d'une mère qui sait, déjà, qu'elle verra mourir son enfant.
Guerre qui approche, lentement, mais inexorablement, faisant monter la tension au fil des pages. On commence à percevoir les différents fils que tisse Athéna pour former sa toile sanglante autour de Zeus, utilisant les humains comme des pions sur un échiquier. Sa froide détermination m'a fait froid dans le dos, de voir comment elle n'hésitait pas à sacrifier des êtres humains, dans le seul but de récupérer Pallas. Mais cela représente à merveille le caractère des divinités, si peu connectées aux mortels et pourtant si proches d'eux. Les divinités ont besoin des êtres humains pour exister. C'est pourtant les êtres humains qui vénèrent les divinités. C'est une dichotomie que j'ai toujours aimé retrouvé dans les récits mythologiques et qui est ici très bien exploitée par l'autrice : ce besoin de passer par la race humaine pour s'attaquer les uns les autres, de faire du monde des mortels un échiquier géant.
L'indifférence. Voilà le seul pouvoir que les humains ont sur les dieux, ce qui les effraie plus que tout. Les immortels ont besoin que nous croyions en eux pour exister.
Je ne saurais pas quoi vous dire d'autre, mis à part le fait que si vous aimez la mythologie, et plus particulièrement la guerre de Troie, et que vous souhaitez un angle nouveau sur cet épisode célèbre, Pallas est fait pour vous.